Qui n'a pas cherché une gomme à effacer dans sa trousse ? C'est un objet du quotidien si familier qu'on en oublierait presque l'existence. Pourtant, on ne peut nier qu'il a été d'une grande aide lors de nos débuts dans l'écriture à l'école. La gomme est un produit qui est encore utilisé au quotidien, même si cela est moins vrai aujourd'hui qu'auparavant. Elle est particulièrement présente dans le monde de la création artistique.
On se demande même s'il n’a jamais été possible de travailler sans gommes à effacer, car cela semble être la seule façon de procéder. L'art et le dessin sont des pratiques bien plus anciennes que le matériel créé au XVIIIe siècle.
l'origine des gommes expliquée

Quelle est l’origine de la gomme à effacer ?

On invente le concept de ce que l’on connaît comme gomme à effacer au XVIIIe siècle, mais avant cela, depuis l’Antiquité jusqu’au Moyen Âge, on corrigeait différemment :
  • En grattant le support afin d’éliminer des petites corrections sur les parchemins et autres documents en papier. Cela se faisait moyennant une petite lame ou encore avec une pierre sableuse ou encore une pierre ponce. Le résultat de cette action est nommée palimpseste.
  • En frottant avec des morceaux de cire ; pour retirer les marques de fusain ou de graphite sur le papier.
  • En utilisant le doigt mouillé, même si l’efficacité n’était pas absolue, elle remplissait la fonction d’estomper légèrement les marques.
  • Avec de la mie de pain. En effet, la mie de pain est curieusement très efficace pour effacer les traits de mines de plomb ou de fusain. Michel-Ange lui-même était connu pour utiliser de la mie de pain afin de corriger ses fresques.
Au XVIIIe siècle, apparaissent les premières applications du latex naturel comme gomme à effacer le graphite sur papier. En 1770, Edward Nairne présente la première gomme à effacer en latex naturel. Cependant, la gomme en latex présente un inconvénient de taille, car en tant qu'élément végétal naturel, elle se durcit au contact de l'air pour finir par se dégrader et pourrir. La mise au point de la vulcanisation permettra de résoudre ce problème. En effet, elle rend le latex non-collant, sans pour autant perdre de son élasticité, tout en conservant sa dureté. Aujourd'hui, nous bénéficions d'une grande variété de gommes à effacer, qui ont été améliorées au fil des années grâce à l'ajout d'abrasifs et de nombreux autres matériaux.
Variété de gommes Hartem  

Types de gommes à effacer et leurs utilisations dans le monde artistique

Il existe donc plusieurs types de gommes à effacer. Cependant, rares sont ceux qui peuvent faire la différence entre chacune d'entre elles et connaître leurs résultats respectifs. Examinons alors les types de gommes pour dessin les plus populaires :
  • Gommes en caoutchouc et polymère : c’est la gomme de bureau ou d’école classique et la plus répandue. Naturelle ou synthétique, elle est de fermeté tendre et convient pour les tracés de graphite, de crayons de couleurs et même l’encre et les stylos. Et oui, le fameux côté bleu des gommes bicolores, c’est à ça qu’il sert ! Avec sa composition en partie faite de pierre ponce qui érafle les marques difficiles, les trait de stylos disparaissent, mais en laissant des traces. Vous pouvez l’utiliser sur les feuilles de papier poreux, car elles des résidus fins qui peuvent se retirer facilement avec un pinceau sec. Les formes sont variées : carrée, rectangulaire, triangulaire, biseautée et même sertie dans une virole ou à l’extrémité d’un porte-mine. Ces dernières sont utilisées lorsque le dessin demande de la précision ou des traits fins.
  • Gommes en vinyle ou plastique : En vinyle souple, à densité ferme, généralement blanche, elle est très efficace sur le crayon graphite. Elle ne laisse presque pas de résidus et, comme la gomme en caoutchouc, présente plusieurs formes.
  • Gomme modelable : très répandue dans le dessin artistique grâce à ses propriétés. La gomme modelable est très répandue dans le dessin artistique grâce à ses propriétés. Elle ne laisse pas de copeaux de résidus, car, au lieu de frotter, on tamponne le dessin et la gomme absorbe les marques au lieu de les éliminer. Sa texture est à la fois douce et souple. Vous pouvez les couper et les façonner sous vos doigts très facilement. Elle est appropriée pour les dessins au graphite, au fusain et à la sanguine. Vous pourrez ainsi éclaircir les esquisses et jouer avec les résultats, puis utiliser une autre gomme et modifier le visuel. Composée de caoutchouc carbonaté et d'huile végétale, elle peut donc laisser des taches huileuses sur certains papiers. Il est important de bien les pétrir afin que leurs ingrédients soient répartis de manière uniforme. Sa consistance peut varier entre tendre, mou et dure.
  • Coussin nettoyeur : Il s'agit d'un petit sac en tissu, généralement en coton, rempli de poudre de caoutchouc naturel ou synthétique. Pour l'utiliser, il faut d'abord presser, puis secouer doucement. Cela permet de faire sortir la poudre et de former une couche sur la zone à nettoyer. Il suffira de frotter doucement dans un mouvement circulaire avec le même coussin pour éliminer la saleté. Vous pouvez également utiliser un pinceau ou un chiffon doux. Il peut être utilisé sur toutes les techniques sèches, y compris la peinture à l'aquarelle. Son inconvénient est qu'il laisse beaucoup de résidus et qu'il est nécessaire d'utiliser d'autres gommes, car il n'efface pas complètement les traits.
Outre la correction des fautes, les gommes offrent aussi un moyen de création. Par exemple, en effaçant les marques de crayon, vous pouvez obtenir d'autres types d'œuvres. L’une des techniques les plus connues est le dessin par soustraction. Et vous, connaissiez-vous le monde fabuleux des gommes à effacer ? Pour en savoir plus, jetez un œil à notre publication Instagram. Vous pouvez désormais mettre en pratique tout ce que vous avez appris à leur sujet et faire un choix judicieux pour votre prochain achat. Et sinon, vous savez, vous pouvez toujours utiliser du pain !